L’industrie pharmaceutique à l’épreuve de la #FormPro

Avec un taux de croissance de 6% par an en moyenne, le secteur pharmaceutique est en plein essor. Toutefois, la concurrence est importante et les écarts entre les pays se creusent : si on observe une légère régression en France, l’industrie bat son plein dans des pays comme la Chine et l’Inde.

 

Dans un tel contexte, pour rester compétitive, la France mise sur l’innovation. Cela passe certes par le développement de nouveaux produits, mais aussi et surtout par l’adaptation des compétences. En France, l’industrie pharmaceutique embauche 98 786 salariés, mais 46% des PME connaissent des difficultés de recrutement « sérieuses » (AEF, 2018).

Selon l’étude « Avenir Pharmacie » réalisée par Opinion Way en février 2017, 70% des pharmaciens sont heureux au travail. Cependant, près de 60% s’inquiètent quant à l’évolution de leur métier. Ségolène de Retz, chargée de projet RH pour le LEEM (Les entreprises du médicament), précise dans une interview à l’AEF en mars 2018, qu’il faut « adapter la formation professionnelle aux changements que connaissent nos métiers ». D’ailleurs, le LEEM travaille actuellement sur la refonte de la cartographie des 120 métiers spécifiques du médicament.

En 2017, la branche a lancé un projet d’envergure

Le site « macarrieredanslapharma« permet aux salariés de réfléchir sur leur parcours professionnel à travers différents parcours. Le digital, le progrès des sciences, l’évolution réglementaire sont autant de raisons pour lesquelles l’industrie pharmaceutique doit adapter ses compétences. Ainsi, les initiatives fleurissent pour accompagner ces mutations,

– A venir, la signature d’un EDEC numérique, qui vise à évaluer la digitalisation des entreprises pharmaceutiques, et à les aiguiller sur leur développement numérique,

– Multiplication des COT (Contrats d’objectifs territoriaux), des Adec (Action de développement de l’emploi et des compétences) et des Coef (contrats d’objectifs emploi-formation),

– Élaboration d’un CQP logistique,

– Ouverture de nouvelles formations par apprentissage, notamment pour les sections « ingénieur pharmacien », le traitement de données, et la supply-chain,

– Plus largement, l’ambition de recruter 5000 alternants d’ici 2022.

 

jeudi 31 mai 2018