Investir aujourd’hui pour les compétences et les emplois de demain

Le 27 février 2017 se clôture l’ensemble des appels à projets du Programme d’Investissements d’Avenir lancé en 2010 par le Commissariat Général à l’Investissement (CGI). Ce seront alors près de 47 milliards d’euros qui auront été investis dans les entreprises et les organisations pour promouvoir l’innovation sous toutes ses formes, afin de faciliter les transitions numériques et vertes des entreprises françaises.

Levier de la transformation des entreprises, plusieurs appels à projets relatifs à la formation professionnelle ont encouragé avec succès l’émergence de partenariats entre les organismes de formation continue et les entreprises ; en particulier l’appel à projets « Partenariat pour la formation professionnelle et l’emploi », clôturé dès juillet 2016 devant l’affluence de projets de qualité réceptionnés.

Cet appel adresse aux entreprises, aux collectivités territoriales comme aux organismes de formation une demande claire face aux problématiques des emplois non pourvus et des métiers en forte évolution : comment permettre aux entreprises d’anticiper les évolutions économiques et aux salariés d’être acteur de leur développement professionnel afin d’accroitre leur employabilité ?

Vaste question, qui oblige à innover pour concevoir des collaborations rapprochées entre des acteurs n’ayant pas toujours les mêmes temporalités et les mêmes intérêts économiques.

Innovation aussi dans la mise en place de nouvelles pratiques de formation, où la théorie se frotte à la pratique dans les parcours de formation, mixant le e-learning, les immersions en entreprises, et la prise en compte des spécificités territoriales et des bassins d’emplois.

Et s’il ne fallait retenir que quelques exemples prometteurs parmi les projets retenus…

Alléchant, le projet de l’école Ferrandi, porté par le groupe de restauration Flo, visant à créer de nouvelles formations certifiantes en gastronomie et des formations aux futurs entrepreneurs désireux de créer ou de reprendre une entreprise de restauration. « Nous souhaitons aussi faire découvrir ou redécouvrir le plaisir de travailler dans l’univers ‘’Brasserie du XXIème siècle’’ » explique Laura Chassan, responsable Relations écoles du Groupe Flo.

Digitale, la volonté de créer l’Open Source University (OSS), proposant au cœur des principales métropoles (Montpellier, Paris, Nantes Lille ou encore Bordeaux) une offre de formation initiale et professionnelle dans le domaine du logiciel open source. Selon l’étude publiée fin 2015 par le Conseil national du logiciel libre (lien : http://www.cnll.fr/news/etude-pac-logiciel-libre-2015-2020/ ), l’open source représenterait à ce jour 50 000 emplois en France. Cette même étude prévoit une augmentation de 3 000 à 4 000 postes nets par an d’ici 2020, à près de 90 % sur des profils bac+3 et plus.

Technique enfin, le D.E.F.I., pôle de « formation des industries technologiques » à Tarnos en Aquitaine, le projet d’une école internationale des métiers de la maintenance et de la réparation des moteurs aéronautiques. Plus de vingt acteurs, dont Safran Turboméca, sont mobilisés pour la construction d’une plateforme de développement de compétences pour répondre aux besoins actuels et futurs du bassin d’emplois.

Ces investissements variés et nombreux dans le tissu économique et territorial français posent toutefois à moyen terme la question du retour sur investissement. A quel horizon de temps faut-il débuter cette évaluation ? Qui auditera les porteurs de projets ? Sur quels critères juger la réussite de ces actions ?

Pour le moment, pas de date avancée, ni de baromètre en place. A moins que le seul critère d’évidence soit bien sûr une baisse significative du chômage d’ici le printemps 2017.

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vendredi 16 décembre 2016