Sealock décolle à l’international

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L'entreprise

Depuis sa création en 1993, Sealock est installé dans le Pas-de-Calais à quelques kilomètres de Lens, et est spécialisé dans la formulation et la production de colles à destination de l’industrie et des arts graphiques.

  • C.A 2015 : 14 millions d’euros,
  • Effectif : 25 collaborateurs en France, 60 sur l’ensemble des sites,
  • Siège social : Sallaumines, Hauts-de-France,
  • Sites internationaux : Usines au Royaume-Uni et en Pologne,
  • Zones d’export : Espagne, Italie, Benelux, Allemagne, USA, Afrique du Sud, DOM,
  • Domaines d’intervention : colles thermofusibles, colles aqueuses, colles blanches, colles d’origine végétale.
Jean-Marc Barki
Co-fondateur

« Notre objectif c’est que chacun trouve sa place et que l’entreprise continue à avancer et à grandir. »

Comment organisez-vous la stratégie RH en lien avec votre DRH ?

En réalité, nous ne fonctionnons pas en binôme avec ma Directrice des Ressources Humaines, pour décider de la façon dont on va structurer l’entreprise. J’ai créé il y a quelques années le système « tabouret ». Le tabouret a trois pieds et l’intérêt c’est que ça permet d’avoir des idées et des confrontations d’idées surtout quand on est de trois métiers différents. L’autre intérêt c’est que ça fait circuler la parole. Et ça pour nous c’est capital. Par exemple, un sujet RH concernant la production sera discuté avec Théodore ; s’il concerne des achats, ce sera avec Nadine ; pour la qualité, avec Fabienne, etc. Chaque responsable de processus est impliqué dans la réflexion.

 

En quoi la formation professionnelle occupe-t-elle une place essentielle dans votre entreprise ?

Je pense effectivement qu’avant de recruter il faut d’abord regarder chez soi, ce dont on a besoin et si on n’a pas chez nous les compétences recherchées. Je donne un exemple, on a une de nos collaboratrices, Géraldine, qui un jour me dit ‘‘Jean Marc, je fais beaucoup d’assistance technique à l’extérieur, moi je me sens vraiment à l’aise pour échanger avec les clients, j’ai envie de faire du commerce.’’ Elle était responsable de labo. Elle conserve sa responsabilité au laboratoire pour l’instant, à temps partiel, et elle a deux tiers de son temps sur le commerce. Elle n’a pas un statut commercial mais elle fait ce qu’elle a envie. C’est une véritable montée en compétences de par la volonté d’un collaborateur, surtout parce qu’on a été à l’écoute.

« Avant de recruter il faut d’abord regarder chez soi, ce dont on a besoin et si on n’a pas chez nous les compétences recherchées. »

On est très calé sur la formation en alternance. On a associé les compétences des collaborateurs qui sont un peu plus mûrs, matures et expérimentés, avec des jeunes intégrant l’entreprise. Ca peut démarrer au niveau d’un baccalauréat, d’un BTS ou de pas grand-chose, et ensuite on les fait monter en compétences car notre objectif c’est que chacun trouve sa place et que l’entreprise continue à avancer, à grandir.

Quel conseil donneriez-vous à un chef d’entreprise qui souhaiterait exporter ?

Je vais prendre une vieille parole de Jean-Paul II qui disait « N’ayez pas peur ». Donc je dirai n’ayez pas peur, foncez, ayez envie de visiter le monde, de voyager. Si vous ne le faites pas avec un plan d’attaque déterminé, eh bien faites-le parce que vous avez envie de découvrir ce pays-là, découvrir des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes, d’autres entreprises parce que vous y apprendrez quelque chose. En visitant d’autres entreprises vous apprendrez des choses pour votre entreprise.

Quand vous êtes chez Croissance Plus, ou au MEDEF, ou dans d’autres organisations, c’est aussi un moyen de partir en groupe, de chasser en meute, de vous raccrocher à des wagons qui existent, et ce sont des moyens à mon avis simples et faciles, qui ne coûtent pas très chers et qui permettent surtout de découvrir des gens.

Martin Luce
Chargé de mission export

« L’alternance est une rampe de lancement pour les jeunes étudiants qui souhaitent entrer dans le monde du travail. »

En quoi la formation est-elle utile dans votre métier ?

Je pense déjà qu’on se forme tous les jours, on apprend tous les jours dans son métier. Pour ma part, en terme de langues, l’anglais et l’espagnol, à l’école on a une formation basique très scolaire et très cadrée, et on se rend compte que dans le monde du travail on apprend des termes spécifiques que l’on n’a pas forcément appris à l’école. La formation de la langue c’est une gymnastique, ça se pratique tous les jours. Généralement, quand je ne suis pas en contact avec des clients en Espagne pendant un certain temps je remarque que mon espagnol diminue, donc je pense que c’est une gymnastique qui doit se travailler.

 

Conseillez-vous l’alternance pour s’intégrer dans le monde de l’entreprise ?

Je conseille vivement l’alternance. J’en ai profité dans mon cursus étudiant et ça me sert aujourd’hui puisque j’ai pu apprendre certains points à l’école que j’ai pu appliquer en entreprise. L’alternance est une rampe de lancement pour les jeunes étudiants qui souhaitent entrer dans le monde du travail. Aujourd’hui on conseille d’être bien diplômé pour entrer dans le monde du travail, mais je pense que l’expérience est amenée à être de plus en plus mise en valeur, donc l’alternance est pour moi indispensable.

Fabienne Nuytens
Responsable Qualité-Sécurité-Environnement

« Il y a une forte volonté de maîtriser l’anglais pour faciliter les échanges. »

Comment l’internationalisation a impacté la formation dans l’entreprise ?

Il y a une forte volonté de la direction de travailler à l’export. Dans un premier temps il y a eu la volonté de prendre une personne en contrat de professionnalisation pour développer l’export à Sealock. On a formé cette personne pendant deux ans, il a fait ses preuves et on l’a embauché. Cela nous a permis de développer notre chiffre d’affaires à l’export.

La deuxième chose c’est aussi une forte volonté de la direction, après un site Sealock en Angleterre et un autre en Pologne, que le personnel sache maîtriser l’anglais pour faciliter les échanges. On a donc voulu former les collaborateurs pour qu’ils pratiquent régulièrement cette langue.

 

Comment Sealock forme ses collaborateurs aux produits écologiques ?

Sealock a toujours développé des colles en phase aqueuse, donc sans solvant, et des colles thermofusibles qui intègrent 100% de matière et ne sont pas composées de produits dangereux. L’objectif est que le produit ne contienne pas de produit dangereux. Il peut par moment y avoir des colles où l’on va rajouter des biocides, qui peuvent être irritants, parce que techniquement on ne peut pas faire autrement. Mais il y a une forte volonté. Au laboratoire au moment où on va formuler de nouveaux produits, on est vigilant pour éviter l’incorporation de produits dangereux. Ensuite, on cherche également à développer des produits qui soient biosourcés, biodégradables parce qu’il y a une demande de certains de nos clients, mais aussi une volonté forte de la direction de s’engager dans cette voie. Pour cela, on a également fait pour toute l’équipe du laboratoire une formation sur les produits biosourcés.

On reçoit régulièrement différents organismes de formation, de documentation et on a pu trouver une formation qui était dispensée dans le domaine du biosourcé. Il s’agit d’un organisme dont on connaissait la compétence, pour développer des produits biosourcés, toute l’équipe du laboratoire a été formée.

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