Lothantique, le « Made in Provence » sur les cinq continents

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L'entreprise

Lothantique est une société de production de parfums et de produits cosmétiques installée dans la vallée de la Durance, à quelques kilomètres de Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence.

  • C.A 2015 : 8 millions d’euros,
  • Effectif : 40 collaborateurs,
  • Siège social : Peyruis, région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
  • Boutiques : Paris, Aix-en-Provence, Peyruis,
  • Filiale internationale : Toronto, Canada,
  • Zone d’export : mondiale. Présence sur les 5 continents,
  • Domaines d’intervention : art de vivre à la provençale, parfumerie, savons.
Denis Vogade
Président-directeur général

« Communiquer avec notre client, c’est la première des façons de faire de l’international. »

Que représente l’internationalisation chez Lothantique ?

L’internationalisation fait partie d’une vraie stratégie d’entreprise. Au départ on maîtrisait des langues étrangères et ça a beaucoup aidé à notre développement européen d’abord mais très vite au Japon, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient. Aujourd’hui, on est fier de pouvoir dire qu’on développe nos produits dans soixante-sept pays sur les cinq continents.

On vend un produit « made in France », donc on n’adapte quasiment jamais le produit au marché sur lequel on veut vendre. On vend un art de vivre à la française et qui plus est un art de vivre à la provençale.

 

Comment intégrez-vous les collaborateurs à cette stratégie ?

Mon job en tant que manager est de faire participer à la réussite collective. Par exemple, on a fait des formations sur la conduite au changement ou la communication non-violente. Sur des programmes plus spécifiques aussi, qui vont être le transport de matières dangereuses, la règlementation internationale, mais aussi la façon de se comporter avec un japonais, un américain, un suédois, qui va être à chaque fois totalement différente de celle qu’on fait avec un français par exemple. Il faut maîtriser des langues étrangères et connaître les us et coutumes de chaque pays dans lequel on exporte. Communiquer avec notre client, c’est la première des façons de faire de l’international.

 

Quel est votre plan de formation et comment l’élaborez-vous ?

Pour 2017, il y a deux formations annuelle dans l’entreprise : le côté management qui est fondamental, et la règlementation internationale des produits cosmétiques et de senteur qui change très souvent. On a fait le choix, il y a plus de dix ans, d’externaliser la création et le suivi du plan de formation donc on a un partenaire extérieur à qui on remonte les besoins lors de nos entretiens spécifiques à la formation dans l’entreprise, et qui va nous chercher la formation sur-mesure. C’est très atypique dans la PME, mais ça nous a fait énormément progresser.

« L’apprentissage est la voie royale. On a recruté plusieurs jeunes dans l’entreprise qui sont passés par cette voie. »

 

Quelle place accordez-vous à l’alternance?

L’apprentissage est la voie royale. On a recruté plusieurs jeunes dans l’entreprise qui sont passés par cette voie. Ça leur permet de venir découvrir l’entreprise tout en continuant leurs études, d’avoir un revenu pendant leur cursus universitaire, ce qui n’est pas non plus négligeable pour un jeune. Pour nous, l’objectif est de pérenniser cet emploi. Si on arrive à le pérenniser c’est gagnant-gagnant parce que le jeune connaît son poste, les produits, la filière, il connaît la culture d’entreprise. Tout ça fait gagner beaucoup de temps et évite de se tromper sur le recrutement.

Ingrid Grisende
Chargée des Affaires règlementaires et qualité

« Les formations où on s’inscrit portent sur un thème bien précis avec toujours un intervenant, un échange, et des mises en application. »

Comment avez-vous été formée sur votre poste ?

J’ai été formée par la responsable du service règlementaire, qui est Docteur en Pharmacie, qui vraiment m’a formée sur les bases, sur comment gérer au quotidien, et via l’association COSMAID qui est vraiment axée sur les produits cosmétiques avec une grande partie règlementation. Chaque année, nous avons une grande rencontre sur Marseille qui nous fait part des évolutions de la règlementation. Ça se passe sur une journée puis d’autres formations se passent à côté.

Lors de grandes interventions règlementaires, sur la journée il y a plusieurs sujets avec différents intervenants. Les formations plus petites où on s’inscrit selon notre volonté portent sur un thème bien précis avec toujours un intervenant, un échange, et des mises en application.

Sylvie Velot
Directrice commerciale Europe

« Depuis la formation, on a tous ressenti une envie d’avancer ensemble, d’être une grande famille. »

De quelle formation avez-vous personnellement bénéficié et qu’en retirez-vous ?

Nous travaillons beaucoup dans le développement commercial sur l’Italie, l’un des pays majeurs pour nous en Europe. J’ai pu bénéficier d’une formation de 30 heures en italien, à raison de deux séances d’une heure, deux fois par semaine, pour apprendre les bases et le vocabulaire qui peuvent m’être utiles pour mon travail.

J’ai pu voir que j’avais la capacité de m’exprimer de manière plus précise avec les Italiens. J’ai vraiment pu détailler, approfondir. Pour un travail de Directrice commerciale c’est quand même bien de pouvoir bien argumenter et de mieux comprendre tous les commentaires de nos agents pour être plus efficaces.

 

Comment se sont déroulées les formations de coaching organisées à Lothantique ?

On a eu plusieurs séances « inter-cadres » et « directions » rassemblant la direction, les cadres, et le coach. Il y avait deux phases : une phase où tout le monde était mélangé et une phase où nous étions seulement entre cadres, sans la direction. Les deux avaient beaucoup d’intérêt parce que sans la direction la parole est plus libre pour exprimer les enjeux, les contraintes et difficultés que l’on peut rencontrer. Cela nous permettait de réfléchir à la façon de les présenter pour s’améliorer et être toujours plus performant. Il y avait une bonne écoute de la direction sur les propositions qui ont pu être faites, des remontées qu’on a partagées. C’était l’occasion d’aborder différents sujets, comme par exemple le développement personnel avec la communication non-violente, et l’analyse de nos façons de communiquer avec les autres… Nos points de performance et de contre-performance. C’était très intéressant !

« Revisiter régulièrement nos idées et vérifier si on est toujours dans la ligne qu’on s’est donnée, je trouve que c’est toujours une bonne idée. »

 

Qu’ont apporté ces formations pour l’entreprise ?

Depuis la formation, on a tous ressenti une envie d’avancer ensemble, d’être une grande famille. Comme on a eu l’occasion de mieux détailler les tâches de chacun et les enjeux de nos postes, ça nous a aussi permis de mieux collaborer. Notre métier c’est le travail sur la création de produits et leur lancement donc c’est important de connaître les attentes des uns et des autres et leurs contraintes pour mieux réagir soi-même. Nous allons avoir le plaisir de recommencer des séances avec notre coach. C’est une très bonne idée parce que le coaching est un travail de toute une vie. Revisiter régulièrement nos idées et vérifier si on est toujours dans la ligne qu’on s’est donnée, je trouve que c’est toujours une bonne idée.

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